01 juin 2022

Un sourire pour juin 2022 - Newsletter 6



Au pied du Mont Kailash, cette jeune Tibétaine, maman de deux enfants, nous a accueillis dans sa guest house avec toute la lumineuse bienveillance de son sourire





Quelques nouvelles au sujet de Passagère du Vent:

⃟     Une interview sera diffusée en juin sur Radio Cité, Merci la Vie, je vous communiquerai la date.

⃟    Un article, signé de ma main, paraîtra prochainement dans la revu Recto-Verseau 
 
⃟   Un événement avec diaporama et dédicace de mon livre est prévu mi- septembre (détails à venir)


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Choisir d'Être la joie ...

Dans le contexte mondial actuel, il semble compliqué de se relier à la joie. Et pourtant mon vécu me montre que j'ai le pouvoir de choisir d'Être la joie.

L'année passée j'ai traversé de très longues plages de tristesse en me demandant comment retrouver la joie de vivre dans une existence où tout m'attriste, de mes propres deuils à l'état de l'humanité et de la Terre. En revivant ma naissance dans un stage avec Nanna Michael, j'ai recontacté en moi la joie pure, plus forte que n'importe quelle souffrance, cette Joie que Je Suis en essence et dans laquelle le bébé que j'étais baignais.

Je suis revenue dans mon quotidien en étant ce vaste espace ouvert où la joie se déploie sans limites, et ce au début du conflit ukrainien. Cet état d'Être m'a offert la capacité de me laisser traverser par tous les drames autour de cette guerre en faisant le choix d'envoyer de l'énergie et de la lumières aux humains qui en souffrent, plutôt que d'en être affectée ou de prendre sur moi ces souffrances. N'est-ce pas ce choix-là qui contribue le plus pour moi et le monde, ou bien?

Et qu'est-ce que j'ai constaté? Cet état de joie n'est pas reçu comme un cadeau par la plupart des personnes que je côtoie; il est jugé trop intense ou comme de l'agitation ou encore comme un manque de compassion voire totalement déplacé, surtout par celles et ceux qui se sentent à la fois affectés et impuissants face à ce qui se passe. Depuis des millénaires, en particulier dans la culture judéo-chrétienne, on nous a dit que ce qui est bien c'est de souffrir avec les autres par amour, voire de prendre leur souffrance pour les alléger. Est-ce que prendre leur souffrance va vraiment leur permettre de goûter de la légèreté ou seulement me faire expérimenter de la lourdeur, en rajoutant encore du poids là où il y en a déjà trop? Est-ce que l'amour, de Soi et d'autrui, ne serait pas plutôt de leur offrir une présence bienveillante, paisible et joyeuse?

Je me suis vue me rétrécir, m'adapter à cette réalité tragique en dépit de la promesse que je m'étais faite de ne pas retomber dans ce conditionnement, en ayant conscience que je ne suis une contribution pour personne quand je fais ça. Résultat, je me suis très vite retrouvée à ressentir de la tristesse et de la lourdeur. Alors, qu'est-ce qui me maintient dans ce schéma? Au cours du stage que je viens de vivre avec Issâ Padovani, je lui ai demandé de me faciliter sur ce sujet. A la question qu'Issâ me pose: "Est-ce que par hasard le mot joie serait un un gros mot pour toi?" je réalise, oh mon Dieu, la joie et son expression ont toujours été interdits dans mon enfance et je continue à croire le mensonge que je n'ai pas le droit de ressentir de la joie parce que d'autres êtres sur cette planète vivent une réalité différente! Il ne s'agit pas ici de faire de la psy à deux balles et de revenir sur de l'histoire ancienne, mais simplement de prendre conscience que ça ne m'appartient pas et que ça me limite. Après avoir pris sur moi et gardé la tristesse de mes proches en croyant leur rendre service et pouvoir la transformer, j'ai continué à fonctionner de cette manière en captant la tristesse d'autrui juste parce que j'en ai la capacité. 

A partir de maintenant, je fais donc un nouveau choix, un choix qui crée la réalité dans laquelle je veux vivre. Dans ma réalité, celle de l'Être souverain que Je Suis, je choisis d'être la joie et la légèreté qui se laissent traverser par tous les mouvements de la Vie, y compris la tristesse, sans les figer par un quelconque point de vue et en rendant à César ce qui est à César. Gitta Mallasz en est un magnifique témoin dans son Dialogues avec l'Ange

Comme le dit Gandhi
"Soyez le changement que vous désirez voir dans le monde! 
Le bonheur, c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir."

Ce témoignage vous inspire-t-il à faire de nouveaux choix qui contribuent à vous rendre la vie belle et être une contribution pour le monde? 

Du Coeur
Surya 


03 mai 2022

Un sourire pour mai 2022 - Newsletter 5



 


Rencontrée à Puskar, à côté de la fontaine où viennent s'abreuver les les dromadaires, cette fillette rajasthani a illuminé ma journée avec son joyeux sourire aux dents maculées de bétel



Souveraineté

La liberté est depuis longtemps pour moi une valeur faîtière et j’ai eu à cœur de cultiver une certaine liberté d’être dès mon plus jeune âge. Or, il n’y a pas de liberté sans souveraineté intérieure. Au cours de ces deux dernières années, plus encore qu’auparavant, j’ai eu l’occasion d’observer que de nombreuses personnes s’en remettent totalement à des autorités extérieures, perdant ainsi leur souveraineté et leur pouvoir.

D’abord, je me sens souveraine quand je me souviens que j’ai toujours le choix. Lorsqu’il y a une contrainte extérieure à quoi vais-je me référer ? Vais-je croire que je sui obligée de faire ce que l’on me dit de faire même si cela ne fait pas sens pour moi ou vais je revenir vers moi, dans mon référentiel intérieur pour poser l’acte juste et souverain qui découle de ce que je ressens être ma vérité à ce moment-là ? Ceci est un premier choix.


J’ai toujours le choix. Lorsque je fais certains choix en accord avec la vérité de qui Je Suis vraiment, il peut y avoir des conséquences que je n’aime pas. Et si je n’ai pas les moyens d’en assumer ces conséquences, je peux faire un autre choix, en ayant conscience que je cède une part de liberté et de pouvoir à autrui, à ceux qui cherchent à me contraindre. En ayant cette conscience-là, je reste néanmoins souveraine et prends la responsabilité de mon existence. Quel que soient les conséquences, j’ai ensuite un autre choix, celui de me poser en victime parce que ceci ou cela ne me convient pas, engendre une peur ou un inconfort ou celui d’assumer celles-ci sans projeter leurs causes sur l’extérieur.

Depuis 2014, j’ai senti ce qui se passait au niveau politique, économique et social comme une machine aveugle, un bulldozer qui m’écrasait, nous écrasait, petit à petit les pieds, puis les jambes etc... Insupportable ! Je me posais en victime, impuissante face à une force contre laquelle je ne pouvais rien. Je me suis tour à tour rebellée par moments soumise à d’autres, sans trouver ni paix ni joie à l’intérieur. En réalisant que me rebeller ou me soumettre c’était encore donner du pouvoir à cette force extérieure et donc renoncer à ma souveraineté, j’ai choisi de me retourner vers moi, d’aller contacter les trésors enfouis dans cette part de moi qui est connectée avec la conscience infinie de la Source première, Dieu pour les chrétiens ou le Grand Esprit pour les peuples premiers d’Amérique du nord. J’ai ainsi retrouvé un espace intérieur assez vaste pour accueillir tout ce qui me traverse sans le ressentir comme très douloureux. Alors même que la pression extérieure a encore augmenté, je ne sens plus du tout cet effet bulldozer.


Quand je n’ai pas la main sur quelque chose d’extérieur qui me perturbe, je me pose la question : Quoi d’autre est possible ?* Par exemple, quand deux antennes 5G ont été activées devant mon immeuble en avril 2020, j’ai commencé à souffrir d’une réaction allergique très désagréable avec yeux qui brûlent, éternuements et nez qui coule. Tout mon être disait NON à cette pollution électromagnétique qui venait s’ajouter aux autres et faire déborder le vase. En acceptant le fait que je n’ai pas le pouvoir d’éliminer la 5G, qui par ailleurs se fait de plus en plus présente, et consciente que je ne désire pas souffrir toute mon existence, je me suis demandé : Quoi d’autre est possible, sans avoir à déménager ? J’ai de suite eu l’intuition qu’en augmentant mon taux vibratoire, les effets négatifs seraient neutralisés et mon corps cesserait de m’envoyer des signaux douloureux. Dans ce cas-là, c’est un protocole que m’a donné une thérapeute qui m’a permis de rétablir l’harmonie dans mon corps, cœur, esprit.

Être souveraine c’est récupérer ma puissance et mon pouvoir sur moi-même et ma vie. Quand la folie se déchaîne dans le monde, quand plus rien ne fait sens pour moi, ce n’est ni en me rebellant, ni en faisant des actions vers l’extérieur, ni en obéissant comme si je n’avais aucun choix, que je vais me sauver. C’est, par contre, en me libérant de tout ce qui ne me permet pas d’exprimer la puissance de l’Être divin que Je Suis en essence et d’exercer mon pouvoir d’individu souverain. Dans ce processus, ce qui m’inspire le plus et me donne des outils pragmatiques ce sont les Portails Live d’Issâ Padovani que vous trouvez sur son site Au Cœur du Vivant (https://www.club-communification.com/portailsdeconscience).


J’ai aussi remarqué que je perds ma souveraineté lorsque je valide les jugements des autres. Si je crois les personnes qui me disent : tu devrais faire ceci, tu ne devrais pas agir comme cela, c’est moche quand tu t’habilles comme ça, tu n’as pas honte de demander de l’argent pour un truc comme celui-ci etc. je donne mon pouvoir à ces personnes. Au moment où je réalise, qu’en fait, elles me parlent de leurs points de vue, qu’elles me donnent des informations sur leur vision du monde, je cesse de m’identifier à et d’être affectée par leurs projections pour retrouver le pouvoir d’exprimer et de manifester ma différence avec aisance. Je peux aussi me poser des questions telles que, qu’est-ce que cette personne sait vraiment de moi, est-ce que ce qui la dérange tant est quelque chose qu’elle ne s’autorisent pas à manifester, quel besoin essaie-t-elle de nourrir ?

En résumé, selon mon point de vue, la souveraineté est une question de choix, de référentiel intérieur, de connexion avec mon Soi supérieur et de cesser de valider les jugements d’autrui.

Je fais le vœux que ce texte soit une contribution pur tous les êtres en marche vers plus de conscience.

Du Coeur
Surya


* Un outil de la méthode Access Consciousness de Gray Douglas et du Dr Daine Heer.



04 avril 2022

Un sourire pour avril 2022 - Newsletter 4


Un sourire plein de fraîcheur chez cette jeune femme, serveuse dans un restaurant d'Oulan Bator, Mongolie


Je me sens dans un moment de transition et d'intégration au cours duquel je fais de nouveaux choix dont celui d'exprimer l'Être que Je Suis avec authenticité et dans toute son intégrité. Ce choix me fais voir les endroits où je n'ose pas encore le manifester de peur d'être jugée, rejetée ou pas aimée. Or un aspect de qui je me sens être et qui m'a poussée vers ce voyage en contrées lointaines dont je décris les péripéties dans  Passagère du Vent est celui de l'aventurière.  


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Et si j’osais être une aventurière de la Vie ?

L’aventurière de la Vie aime à s’enflammer pour les milles choses qui la traversent, rayonnant les couleurs particulières de qui elle est vraiment. Cette lumière touche, ou pas, les êtres qu’elle côtoie. Mais l’essentiel n’est-il pas de vivre la joie au quotidien mettant de la légèreté dans nos pas ? Cette Joie toujours présente même quand elle se fait invisible derrière les nuages de la tristesse, de l’impuissance, de la frustration ou autre. Mais comment opère donc cette magie ? Est-ce une invitation à voir la beauté en toutes choses ? Les fées ou quelqu’autre être ailé soufflent-ils au cœur de ce mystère, allumant le feu dans le cœur de l’aventurière ?

En tous cas, une extraordinaire faculté à l’émerveillement impulse un vent de liberté chez cette audacieuse. Elle sait puiser la source de sa créativité dans l’infinitude des possibles et dans sa reliance avec les humains quand elle s’autorise sa pleine puissance, sans conditionner au regard des autres son expression ni l’intensité avec laquelle elle s’exprime.

Tout commence par un rêve dans lequel son aventure se décline sans limites ni obstacles. Les échanges de cœur à cœur lui fourniront la confiance lui permettant de déployer ses ailes et voler vers d’improbables horizons. Leur vastitude la conduisent de découverte en découverte guidée par une curiosité ouverte et fluide. Accueillant ce qui se présente, elle navigue à vue, passagère du vent sur les ailes du flux de la Vie.


Surya Baudet


03 mars 2022

Où trouver Passagère du Vent

A Genève
Librairie Delphica, boulevard Georges Favon 19
Le Vent des Routes, rue des Bains 50

A Martigny
Des Livres et Moi, avenue de la Gare 31
 


 

01 mars 2022

Un sourire pour mars 2022- Newsletter 3

 


Pour la parution de Passagère du Vent le sourire de ce saddhu pris à Pushkar lors de la foire aux chameaux. 

Ça y est!!! Je tiens le livre dans mes mains, c'est magique de le voir matérialisé. Je sens son poids, caresse la texture du papier, apprécie le rendu des photos... Une joie pétillante anime mes cellules et mon cœur rempli de gratitude. Merci 💛 à celles et ceux qui ont participé à son élaboration et m'ont soutenue d'une façon ou d'une autre dans sa réalisation. 

Je vous propose de célébrer ensemble la publication de mon livre chez Tina et Michel Perret-Gentil, dans le décor enchanteur de leur yourte kirghize :

le samedi 19 mars 2022

de 14h à 19h

chemin de la Verseuse 12 - Aïre

Au menu de l'après-midi, lecture d'extraits du livre à 15h, 16h, 17h et 18h, dédicaces, de quoi se désaltérer et se sustenter dans le jardin par beau temps et toutes les belles surprises que la Vie nous réserve. 

Bienvenue dans cet espace pour aller et venir en toute liberté, se rencontrer, partager, rire et célébrer. A diffuser sans modération!!!

Et rien ne vous empêche de me contacter avant cette date si vous êtes impatient.e de tenir vous aussi le livre entre vos mains. 

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Voyage… Asie… Aventure... Initiation… Ça vous rappelle quelque-chose ?

Il m’est arrivé de rencontrer des personnes qui n’ont aucune attirance pour le voyage et elles sont rares. Nous voyageons tous, vers des destinations plus ou moins lointaines. Ce qui diffère ce sont les intentions, les manières, les moyens et les buts de ces voyages.

Chaque individu qui vit ce que j’appelle la révolution de la quarantaine, la traverse à sa façon. Dans mon cas, cela s’est manifesté par des changements de vie et d’orientation radicaux dont le plus porteur, le plus transformateur et le plus exaltant a été un voyage d’un an et demi en Asie. Et quelles peuvent donc être les motivations d’une femme de quarante ans pour quitter emploi et compagnon afin de se lancer dans une aventure pleine d’inconnu ? D’abord, ce fut de me donner le droit de réaliser mon rêve d’adolescente de partir, en toute liberté, à la découverte du monde et un profond élan connecté à mes choix d’âme. Enfin le monde m’était ouvert et j’étais ouverte au monde. Ensuite, comme je le dis dans l’introduction de Passagère du Vent : «A partir de l'été 1999, je ressens une insatisfaction générale face aux divers aspects de mon existence dont je vois l'édifice s’effondrer pan par pan.» 

Surya Baudet



23 février 2022

Fragments d'Eveil - 7. Haridwar ou la mesure du fleuve sacré


Cela fait bien des mois que je ne n'ai partagé avec vous ces fragments d'Eveil. A un moment où j'ouvre en conscience mes perceptions pour capter des informations dans le subtil, j'ai l'élan de partager avec vous un moment évocateur que vous retrouverez dans mon livre Passagère du Vent qui sera disponible dès début mars.

7. Haridwar ou la mesure du fleuve sacré 

L'astrologue qu'elle vient de rencontrer au bord du Gange l’entraîne ensuite vers un petit temple avec des niches de méditation au ras des flots. Un lieu qui a, selon lui, un puissant pouvoir nettoyant. Bien qu’ouvert sur le Gange, l’endroit est totalement obscur. Surendra l’invite à s’asseoir dans une niche tout en y déposant un bâton d’encens allumé. Il disparaît dans une niche voisine tandis qu'elle reste enveloppée par le parfum des résines naturelles de l’encens, un peu enivrantes. Les yeux ouverts, posés sur les eaux noires du fleuve, son regard suit les barquettes d’offrandes dont les petites flammes vives dérivent dans les ténèbres. Elle se sens oppressée, agitée, troublée par la présence de l’astrologue et ses paroles divinatoires. Elle se demande ce qu'elle fait là, incapable de calmer l'agitation mentale pour laisser émerger la méditation. Son esprit reste tourmenté par mille pensées et elle se demande s’il est possible que cet homme, intelligent et raffiné, soit un rishi ou s’il est simplement habile psychologue. Elle se laisse fasciner par le flot dense des eaux du Gange.

Les derniers lumignons ont disparu, il fait trop sombre pour y voir quoi que ce soit. Pourtant, d’un coup, elle a une perception corporelle très nette de l’espace devant elle. Elle sens, comme si elle pouvait les mesurer avec un mystérieux instrument, la profondeur et la largeur du Gange, le volume et le débit de l’eau, sa viscosité, la vitesse du défilement. Quelque chose en elle appréhende la réalité d’une façon globale et pénétrante, bien plus précise que ses cinq sens. L’étonnante expérience dure quelques instants puis disparaît à la première distraction. Surendra est soudain planté devant elle. D'un rire léger il lui signifie qu'il sait.

Et vous, vous souvenez-vous d’un moment où vos perceptions se sont ouvertes pour recevoir des informations au-delà de vos cinq sens ?



03 février 2022

Un sourire pour février 2022 - Newsletter 2

 


Ce sourire timide fait écho à ce qui chez les Celtes célèbre la lumière en augmentation et annonce en germe le retour des énergies printanières avec la fête d'Imbolc et se manifeste timidement et pourtant sensiblement dans la nature. 

A son image, je poursuis mon propre chemin créatif en avançant dans le projet de parution de Passagère du Vent. Le travail sera exécuté par l'imprimerie Didier Villière à Baumont et la livraison est prévue pour la fin de ce mois. En mars vous serez convié.es à le découvrir et à célébrer sa sortie dans une rencontre dont il me reste à définir les modalités.

Grâce à la générosité des personnes ayant souscrit au livre, 25% du coût d'impression est couvert. Merci à chacune et chacun. Il est bien sûr encore temps pour celles et ceux qui en ont l'élan d'y participer. Il suffit de me le faire savoir par retour de mail.  

J'ai également une immense gratitude pour la mise en page faite avec amour par Emilie. Le soin qu'elle a mis dans les détails et le délicat logo qu'elle a créé pour les Editions Safran sont un vrai bonheur. 

Je prends conscience à travers les processus que je traverse en ce moment, à quel point il est précieux que chaque être humain s'autorise à manifester l'unique de son Être, et donc sa différence. Dans un contexte qui cherche au contraire à imposer une uniformité, cette différence est souvent perçue comme une menace à cette cohésion structurelle qui peut sembler si rassurante mais n'est en fait qu'enfermante et contraignante. Je me sens bénie de m'être autorisée cette liberté d'être à travers le voyage que je relate dans mon livre. La façon même de voyager a été une merveilleuse école pour forger ma curiosité et ma capacité à accueillir ce qui est différent. 

Cordialement 🙏 


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Passagère du Vent
Chemins initiatiques à travers l’Asie

Et voici in petit extrait pour illustrer mon propos. Il fait partie de ma rencontre avec le peuple Iban dans le forêt primaire de l'île de Bornéo

"Après une nuit peu confortable, couchée à même le sol, j'accepte d'accompagner James à la pêche. Nous marchons pieds nus dans une rivière peu profonde où il me montre comment jeter le filet dans les endroits plus profonds. James ne se prive pas de se moquer de ma maladresse à manier ce lourd filet lesté de plomb et déclare qu'il n'aime pas les gens de la ville car ils ne savent rien faire dans la nature. De fait, lui non plus n'attrape pas des poissons à chaque jeté de filet. La journée passe à descendre les méandres de la rivière sous la dense canopée qui ne laisse passer que peu de lumière et assure une certaine fraîcheur. Ce milieu m'intimide plus que le désert ou les hauts sommets. Il règne dans ce riche entrelacs végétal un mystère de début du monde qui pousse au respect. Tout de ces essences m'est inconnu et James ne se montre pas loquace à leur sujet."